samedi 19 janvier 2013

ATE = AUTOMOBILISTES TAXES OU ELIMINES!

L’Association Transports et Environnement (ATE) n'en a pas fini avec le trafic routier. Pour preuve, elle repasse à l'attaque pour limiter drastiquement la construction d'infrastructures routières, pour financer les transports publics en taxant les carburants, tout en fustigeant ce qu'ils ont nommé "la décennie du trafic pendulaire"!
 
Pire, les augmentations de taxes sur les carburants serviraient à financer le transfert route-rail des poids lourds... au lieu de financer le 2ème tube du Gothard.

Mais j'y pense, avec le fameux projet "Rail 2000" financé à coups de milliards par la confédération, et conduit de manière désastreuse par un ministre des transports socialiste, par ailleurs fossoyeurs d'emplois dans le domaine public, c'était bien ce but-là qui était visé non ? Et qu'en est-il aujourd'hui ? Un raté lamentable, il y a toujours plus de poids lourds sur la route!! Et dire que l'on a dressé des louanges à ce Conseiller Fédéral lors de son départ...

L'ATE se prononce également sur la prochaine votation, en faveur de la LAT (loi sur l'aménagement du territoire). Toujours dans le but d'empêcher l'augmentation du trafic pendulaire, des citoyens choisissant leur logis toujours plus loin de leur lieu de travail.

Les principaux acteurs politiques du Valais (même le vert) se prononce aujourd'hui dans le célèbre quotidien valaisan, contre la LAT! Aux citoyens de se prononcer en âme et conscience le 3 mars prochain!  

lundi 31 décembre 2012

2013 - DEBUT DE LA MISE EN VIGUEUR DES MESURES VIA SECURA...

Attention aux automobilistes en Suisse!
Un premier paquet de mesures répressives entre en vigueur au 1er janvier 2013!
Ainsi donc, en novembre dernier, le Conseil Fédéral a décidé des délais de mises en application par étapes des mesures préconisées par le groupe de travail qui répond au doux non de Via Secura ( http://www.astra.admin.ch/themen/verkehrssicherheit/00236/index.html?lang=fr ).
La presse, ces jours, en fait mention, notamment http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Premiers-tours-de-vis-des-janvier-22682391 en appelant çà un tour de vis pour 2013, ou Le Matin aujourd'hui, en titrant en "Une" Haro sur les chauffards.

Les chauffards selon la principale mesure mise en vigueur en 2013, seront les automobilistes coupables de gros excès de vitesse

A croire que la Police n'a que çà à faire! La LCR actuelle est sans cesse transgressée, par des incivilités routières telle que téléphoner en conduisant sans dispositif main libre, absence d'indication de direction dans les giratoires, conduite de véhicules non dégagés de la neige ou avec les vitre givrées, refus de priorité, non respect des distances de sécurité, etc etc... et j'en passe et des meilleures, et l'on va se concentrer sur les quelques gros excès de vitesse histoire de prouver que ces nouvelles mesures répressives étaient nécessaires, et que les chauffards au sens de la nouvelle législation seront punis d'emprisonnement ferme sans possibilité de recours, ou de bénéficier de circonstances atténuantes...

... Alors que les vrais délinquants, eux, gardent toujours cette possibilité!

Ne s'agit-il pas clairement de justice à deux vitesse ?

jeudi 13 décembre 2012

CHAUFFARD OU V(I)OLEUR, IL FAUT CHOISIR!

Ce titre est celui de l'éditorial du numéro 233 du magazine officiel de l'ACS. Il est signé de la main du Président de la section Vaud, Claude Haldi.

Il y est question de l'application des effets des mesures liées à "Via Secura" http://www.astra.admin.ch/dokumentation/00109/00113/00491/index.html?lang=fr&msg-id=46713, qui  défini pour la première fois ce qu'est un chauffard pour la loi.
En cas de gros excès de vitesse, la peine minimum encourue par le coupable sera d'une année de privation de liberté, sans discernement, sans possibilité de clémence des juges avec des jours amendes ou du sursis.
Pas de possibilité non plus de bénéficier de circonstances atténuantes... À l'instar, des auteurs d'autres délis comme le vol, le viol, etc...
C'est cette justice à deux vitesses qui choque le plus, aux yeux du Président de l'ACS Vaud. En résumé le jugement des infractions pénales est de plus en plus clément, alors que les infractions au code de la route seront jugées plus durement. 



Ce qui m'étonne finalement, c'est que l'application de tout cela débute au 1er janvier 2013... Et que l'on s'en offusque que maintenant du côté de l'Automobile Club de Suisse. Et bien messieurs, qui ne dit rien consent! Et tâchez de ne pas louper le train, la prochaine fois que l'on s'attaque de manière disproportionnée à l'automobiliste, rappelez-vous que c'est ce que l'on attends des organismes tels que l'ACS ou le TCS!

dimanche 9 décembre 2012

FRANCE VOISINE: LE PORTABLE EN AUTO MIS AU PILORI...

Le sujet fait débat dans l'hexagone. Doit-on interdire purement et simplement l'usage du téléphone portable en conduisant, et sans discernement avec/sans dispositif mains-libres ?
Ce sujet a été abordé hier soir dans l'émission Direct Auto de la chaîne française D8.
Ce qui en ressort, c'est que du côté des hommes de lois, l'on souhaiterait responsabiliser les automobilistes avant tout.
Du côté de la Ligue contre la Violence Routière, les arguments pour une interdiction pure et simple sont clairs: parmi eux l'utilisation d'un dispositif "mains-libres" ne change rien au fait que l'attention de l'automobiliste en conversation téléphonique n'est plus totalement réservée à la seule conduite de son auto. Argument incontestable, certes, mais pas pour les défenseurs de l'automobiliste, qui comparent cela à l'usage d'un GPS, d'un autoradio... etc, soit toute une série d'actions où l'attention du conducteur est distraite par une autre activité.
Doit-on alors interdire également cela après avoir interdit le portable ? Doit-on également interdire de parler aux passager ? Interdire de regarder les nombreux panneaux publicitaires placés le long de la route ?
Finalement dans l'émission d'hier soir, la solution de responsabilisation du conducteur semblait néanmoins la plus juste. Éduquer l'automobiliste plutôt qu'interdire à tout-va semble donc la voie à suivre.
Mais si la France, très ancrée dans la répression routière ces derniers temps, venait à prononcer l'interdiction de téléphoner en conduisant, il y a fort à parier que les autres pays de l'Europe emboîteraient le pas. Et bien sur la Suisse... 

Mais une question me vient à l'esprit: comme l'on arrive pas aujourd'hui à faire appliquer l'interdiction actuelle de téléphoner sans dispositif mains-libres, comment va-t-on faire pour faire appliquer l'interdiction totale ?

AUTOMOBILISTES SURPRIS PAR LA NEIGE...

Il est quand même étonnant que chaque année, à pareille époque, l'on nous serve ce même refrain dans la presse...
Ben oui, encore aujourd'hui dans mon "vitaminé" du dimanche, ce titre, assorti d'une voiture accidentée, et d'un texte relatant les déboires de quelques automobilistes sur les routes enneigées.
Avec les moyens actuels en matière d'information, peut-on encore être "surpris" par l'arrivée de la neige ?
Les services météo sont de plus en plus fiables, et l'arrivée de l'hiver était annoncé depuis plusieurs jours, sans équivoque. 
Et que dire de ces automobilistes qui ont pris la route durant les grosses chutes de neige et qui croyaient rouler comme en été ? Ou qui râlaient contre la voirie sur leur lenteur à rendre la chaussée dégagée de toute neige...
Le comble, c'est de voir des autos en pneus d'été... oui, oui, il y en a, et dans la neige, ils roulent à 20 km/h gênant ainsi tous ceux qui sont équipés correctement.
Et comment vont-ils s'expliquer auprès de leur assurance quand inévitablement, ils auront provoqué un accident ?
Automobilistes surpris par la neige... cette excuse ne marche pas!

vendredi 2 novembre 2012

Le RIV 2012 VU DE L'INTERIEUR...

Avec un rôle privilégié, mais astreignant tout de même, le plus grand rallye de Suisse vécu de l'intérieur est une expérience dont on ne se lasse pas.

Engagés depuis 3 ans comme Direction de Course Mobile (DCM) mon collègue et moi avions la mission de contrôler, et de corriger au besoin toutes anomalies rencontrées sur l'entier du parcours du 53ème Rallye International du Valais, et ceci, 35 minutes avant le passage du premier équipage...

Pas une mince affaire, me direz-vous quand l'on sait que ce rallye se déroule sur 3 jours, pour un total de 645 km dont 293 km de spéciales chronométrées et sécurisées.

PREMIER JOUR: rodage et public nombreux.

Le premier jour, c'est bien connu, et c'est comme cela sur tous les rallyes, notre rôle consiste à avoir l'oeil partout, afin de déceler au plus vite ce qui ne va pas, ou ne correspond pas aux données du DC, ou encore à ce qui n'est pas conforme sur le plan de la réglementation en vigueur.
Un panneau mal placé, des commissaires de contrôle horaire sur le côté gauche de la route, alors que le navigateur se trouve à droite dans la voiture, un accès sur une épreuve spéciale (ES) laborieux parce qu'encombré, etc... Nous sommes également en charge de tester le remplissage des carnets de contrôles, la prise des temps, etc...
Et dès que l'on prend le départ d'une ES, notre plus grand job est de vérifier que le public soit en sécurité, qu'il ait bien compris le dispositif de sécurité mis en place. Nous devons donc nous arrêter à maintes reprises, pour inciter les spectateurs téméraires à se mettre en sécurité. Il faut dire cependant, que les spectateurs  en Suisse sont assez dociles, et qu'ils comprennent vite nos consignes en matière de sécurité.
Notre véhicule de service (mon véhicule personnel ci-dessus) affublé des marquages caractéristiques ne laisse pas de doute sur le rôle qui est le notre. Cela nous aide dans notre tâche, puisque c'est bien connu, la Direction de Course est l'organe en charge des décisions sur le plan de la course. Pour preuve, sur notre demande, le directeur de course à l'écoute des systèmes radio dans un poste de commandement du rallye situé à Martigny pourrait annuler une épreuve spéciale si le public, trop nombreux, et récalcitrant ne suivrait pas nos consignes de sécurité. 

Cette première étape, de 3 épreuves spéciales, s'est déroulée par un magnifique temps d'automne, ensoleillé... et disons-le presque chaud.

DEUXIÈME JOUR: la routine s'installe mais pas pour nous...

Au départ du 2ème jour, il est indispensable pour nous, de repartir à zéro, afin de déceler à nouveau ce qui pourrait poser un problème... et ce problème nous le rencontrons  sur la 4ème ES du jour qui en compte 7. Nous devons nous arrêter dans un poste pour prêter mains fortes au commissaire en poste, et faire comprendre à plusieurs spectateurs avinés, que s'installer sur des chaises longues, sur une terrasse de bistrot en pleine trajectoire n'est pas la bonne solution. Mon collègue se charge de manière ferme, d'obtenir des garanties auprès des personnes présentes, afin qu'elles se retirent de cet endroit dangereux, et qu'elles n'y reviennent plus durant le passage des équipages. Le problème est réglé, et nous repartons jusqu'à la prochaine intervention...

Fin de cette 2ème étape, qui s'est déroulée encore sur temps clément. Mais en arrivant à Martigny, la météo change radicalement, la pluie s'installe... La 3ème étape qui comprend les ES les plus hautes (plus de 2200m) sont menacées, la météo annonce une brusque chute des températures.

Je décide donc d'aller remplacer mes roues d'été par des roues neiges...

TROISIÈME JOUR: bonjour neige, froid, brouillard...

Avec ce brusque changement nous catapultant en hiver, notre tache prend une tournure particulière. Les commissaires en poste sont en plein air, et subissent la météo avec plus ou moins de fatalisme, mais la volonté de bien faire reste ancrée chez la plupart des bénévoles engagés sur ce rallye.
Nous nous efforçons alors d'avoir une certaine compassion, pour ces travailleurs de l'ombre, tout en cherchant à détendre l'atmosphère à chacun de nos arrêts dans les multiples postes.
Malgré les conditions exécrables, le rallye tourne, la première ES du jour, courue sous une pluie battante, et dans le brouillard sur les points hauts comprend un grande portion de terre battue, déjà détrempée lors de notre passage. Puis vient le morceau d’anthologie. La fameuse Croix de Coeur... Cette ES qui nous fait prendre de l'altitude au point que...   nous trouvons la neige, comme prévu, qui tombe dru, dans une ambiance brouillardeuse... un jour blanc quoi...

 (ci-contre le vainqueur final, l'équipage Reuche-Dériat dans ses oeuvres sur la neige)

Compte tenu des éléments, la dernière ES du jour, celle de Verbier, qui emprunte la première partie de celle de la Croix de Coeur sera annulée par le Directeur de course.

Nous terminons donc notre mission, après l'ES 15. Au bilan, pas d'accident grave, un magnifique vainqueur, et une première sur 2 sites (Sion et Martigny) plutôt réussie.

C'est maintenant l'heure des débriefings, afin de tirer les enseignements de cette 53ème épreuve Valaisanne et de voir ce qui peut encore être amélioré.

Bravo aux 66 équipages qui ont été classés et qui ont passé le podium d'arrivée (sur 104 au départ) !
Merci à l'ensemble des personnes bénévoles engagées sur le terrain!

Et vivement la prochaine édition de ce magnifique rallye.         

samedi 29 septembre 2012

VIGNETTE AUTOROUTIERE A 100 CHF: DOIT-ON LAISSER FAIRE ?

Voilà un sujet qui ne devrait pas laisser indifférent! Pratiquement chaque citoyen dans ce pays est un automobiliste en puissance. Et pourtant le petit article paru dans les médias,  voilà quelques jours, et qui faisait état des tiraillements sous la coupole entre le Conseil National et le Conseil des Etats, n'a pas donné lieu à la levée de boucliers de ceux qui prétendent généralement que l'automobiliste est la vache à traire du gouvernement. Niet! Au point qu'on se demande finalement si au lieu de se bagarrer sur le montant (70 ou 100 CHF)  les politiciens ne feraient pas mieux de la fixer définitivement à 200 CHF !
Ben oui. c'est bien connu, le citoyen helvétique aime bien payer des taxes...
Et puis la Conseillère Fédérale Doris Leuthard l'a dit, "regardez en France, combien vous payez pour emprunter les autoroutes, et ceci à chaque déplacement". Ah ben oui, vu comme çà... c'est la honte pour nous autres les Suisses, payer moins que les Français...
 
Bon allons-y pour 100 CHF et on n'en parle plus! Mais au fait on a des autoroutes en Suisse ?